Azay-le-Rideau
Château d'Azay-le-Rideau
épouse de Berthelot, supervisa la construction · 1518-1527
→Philippe Lesbahy est l'épouse de Gilles Berthelot, trésorier du roi, pour qui le château d'Azay-le-Rideau est entrepris entre 1518 et 1522. Les sources du Centre des monuments nationaux la présentent comme co-bâtisseuse : elle aide son mari, puis reprend le chantier et le conduit jusqu'à son terme provisoire lorsque Berthelot doit fuir à Metz en 1527, dans le sillage de la disgrâce des financiers après Pavie. Sa trace demeure dans le monument : ses initiales P au-dessus des pilastres des entrées de logis, ses armoiries sur la cheminée de la cuisine, et une chambre Renaissance qui serait la sienne. Après la confiscation des biens, elle est autorisée en 1537 à vendre le mobilier resté au château. Aucune date de naissance ni de mort, ni précision sur sa famille, n'est donnée par les sources consultées.
Le Centre des monuments nationaux souligne que le château est entrepris pour le couple Berthelot-Lesbahy. La page consacrée à Gilles Berthelot indique que Philippe prend le relais de son mari et mène le chantier à son terme ; la fiche de visite parle d'un petit bijou de la Première Renaissance façonné ensemble, elle l'aidant. Les sources divergent donc légèrement sur l'ampleur de son rôle (aide, relais ou achèvement), et le chantier reste en réalité inachevé après 1527.
Le château d'Azay-le-Rideau est entrepris pour Gilles Berthelot et son épouse Philippe Lesbahy.
Berthelot, craignant le sort de son cousin Semblançay, s'enfuit à Metz ; le roi fait saisir ses biens. Les travaux s'interrompent.
Décès de Gilles Berthelot à Cambrai.
Philippe Lesbahy est autorisée à vendre le mobilier resté au château (989 livres) et rachète un lit en marqueterie qu'elle utilisait déjà.
Ses initiales P surmontent les pilastres des entrées de logis et ses armoiries figurent sur la cheminée de la cuisine ; la chambre Renaissance du premier étage serait la sienne, aux murs couverts de jonc tressé selon un guide touristique.
La fuite de Berthelot en 1527 et la confiscation de ses biens laissent le château inachevé. Dix ans plus tard, en 1537, Philippe Lesbahy obtient l'autorisation de vendre le mobilier, pour 989 livres au total, et rachète un lit de marqueterie qu'elle utilisait. Les sources consultées ne donnent rien de plus sur sa vie ultérieure.
Cette synthèse croise plusieurs sources pour documenter les lieux, événements et relations historiques.